· Intelligence artificielle · 3 min de lecture

Vos salariés utilisent déjà l’IA. Par où commencer pour l’encadrer

Interdire ne fonctionne pas : l’usage passe alors sur les téléphones personnels, hors de toute visibilité. Trois étapes pour reprendre la main sans braquer personne.

Mains annotant un carnet à côté d'un ordinateur portable, pendant un audit

Dans la moitié des entreprises où l’on nous dit « nous, on n’utilise pas l’IA », le recensement en révèle ensuite cinq ou six usages. Ce n’est pas de la dissimulation : personne n’a jamais fait la liste, et la plupart de ces outils sont arrivés sans décision, par une extension de navigateur ou une fonction ajoutée à un logiciel déjà en place.

Étape 1 : faire la liste, sans reproche

La règle qui compte pour cette étape tient en une phrase : personne ne doit avoir peur de répondre. Un salarié qui craint une sanction ne déclarera pas l’outil qui lui fait gagner deux heures par semaine, et vous piloterez à l’aveugle.

Ce qu’on regarde : les assistants de rédaction, les générateurs d’images, la transcription de réunions, les extensions de navigateur, et les fonctions d’IA intégrées aux logiciels métier. Puis, pour chacun : sous quel compte, avec quelles données.

Étape 2 : basculer sur des comptes professionnels

C’est là que se joue l’essentiel, et ça tient à un abonnement plutôt qu’à un outil différent. Sur une offre gratuite grand public, les échanges peuvent servir à améliorer le service. Sur une offre professionnelle, ce n’est en général pas le cas, et vous récupérez surtout l’administration des accès : vous savez qui utilise quoi, et vous pouvez fermer un compte quand quelqu’un part.

Comptez quelques euros par mois et par personne concernée. C’est le meilleur rapport entre ce que ça coûte et ce que ça règle.

Étape 3 : écrire une charte que les gens lisent

Deux pages, pas quinze. Ce qui est autorisé, ce qui ne l’est pas, et à qui demander en cas de doute. La liste de ce qu’on ne colle jamais dans un assistant est plus utile qu’un long préambule : données de santé, données bancaires, contrats sous accord de confidentialité, fichiers clients, code source.

Une charte rédigée par un juriste et jamais expliquée ne change aucun comportement. Celle qui fonctionne est celle qu’on présente en vingt minutes à l’équipe, en répondant aux questions.

Le point que personne ne regarde

Les clés d’API. Dès qu’une entreprise a fait connecter un service d’IA à ses logiciels, il existe quelque part une clé qui donne accès à ses données et qui facture à son compte. Nous les retrouvons régulièrement dans un fichier partagé ou dans un script, sans plafond de dépense et sans journalisation.

C’est le genre de chose qu’on ne voit que si on développe soi-même ce type d’intégration. C’est aussi pour ça que nous en parlons.

Prévenir, sécuriser, continuer

Trente minutes pour savoir où vous en êtes

Un premier échange, sans engagement et sans vente forcée. À l’issue, vous saurez si votre entreprise a un vrai problème ou seulement deux réglages à changer.

Sans engagement · Savoie et Haute-Savoie